Les actualités des conflits mondiaux vous font-elles ressentir de l’impuissance, de la peur ou de l’anxiété? Vous n’êtes certainement pas seul(e). L’anxiété liée à la guerre ou à la menace nucléaire — le sentiment d’insécurité ressenti face à la guerre ou à d’autres événements violents — est une réaction tout à fait normale, même si le conflit se déroule très loin.
Toute exposition prolongée à de l’information sur la guerre ou d’autres grands conflits a un impact sur la santé mentale et physique. Comment faire alors pour rester soi-même en santé tout en soutenant ceux qui sont directement touchés? Nous n’avons sans doute pas l’influence voulue pour changer le cours des événements, mais nous pouvons rester résilients si nous connaissons les signes qui indiquent que nous sommes en difficulté et les façons de prendre soin de notre santé mentale et de celle de nos proches.
Reconnaître les signes
Reconnaître les signes de l’anxiété liée à la guerre est une première étape importante. Les éléments suivants sont des indices d’une mauvaise santé mentale :
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- surcharge émotionnelle, tristesse, sentiment d’impuissance, détresse, chagrin et vulnérabilité;
- symptômes d’anxiété et inquiétude accrues face à l’avenir, préoccupations relatives aux conséquences pour nous ou pour notre stabilité globale;
- peur pour la sécurité de nos proches et pour notre propre sécurité (menaces perçues ou réelles);
- réactions à des traumatismes (flash-back, hypervigilance, trouble de la mémoire, perte d’intérêt pour des activités, etc.) qui résultent d’une exposition à des contenus trop crus en ligne ou dans les médias d’information;
- symptômes physiques comme les maux de tête, de dos ou d’estomac, la nausée, la fatigue oculaire et la surcharge sensorielle (toucher et ouïe);
- problèmes liés au sommeil, cauchemars, irritabilité, colère, stress, incapacité de ressentir de la joie, gorge serrée, pensées qui se bousculent et pleurs.
Se rappeler les règles
Pour rester en santé et être en mesure de soutenir ceux qui sont en difficulté, vous devez avoir conscience des comportements que vous avez (intentionnels ou non), qui peuvent aggraver les choses. Si vous reconnaissez chez vous certains des signes indiqués précédemment, essayez de vous concentrer sur ce que vous pouvez contrôler (en suivant les règles ci-après) pour vous aider à gérer votre anxiété.
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- Surveiller ce qu’on regarde. Que ce soit dans les médias sociaux ou les organes de presse traditionnels, la violence qu’on regarde ou dont on entend parler peut être vraiment nuisible. Essayez de limiter — en temps et en quantité — votre consommation d’informations violentes. Évitez de tomber dans le piège du défilement morbide (consommation compulsive de mauvaises nouvelles) et pensez à supprimer ou désactiver vos accès aux applis ou sites qui vous nuisent.
- Prendre soin de soi, une priorité. Dans les périodes de stress, il importe de privilégier les habitudes qui nous aident à rester en santé. N’oubliez pas de bien manger, dormir et vous hydrater. La méditation, l’air pur et l’exercice sont également utiles pour gérer le sentiment d’anxiété tout comme les liens amicaux et familiaux.
- Pratiquer la gratitude et la générosité (les « 2 G »). Il n’y a pas meilleur moment que maintenant pour acquérir l’habitude de la gratitude. En prenant chaque jour un peu de temps pour réfléchir à un moment où vous avez ressenti de la gratitude, vous allégerez le poids de vos pensées. Il peut être utile aussi de trouver des façons de faire la différence; par exemple, le bénévolat, les dons de bienfaisance ou l’organisation de collectes d’aliments ou de vêtements à l’intention de victimes de la guerre sont des choses que vous pouvez faire pour tendre la main.
- Contacter son réseau. Il y a de bonnes chances que vos amis et votre famille se sentent comme vous concernant l’état actuel du monde. Contactez-les, parlez de ce que vous ressentez et appuyez-vous les uns sur les autres. Le fait de vous rapprocher dans les périodes d’incertitude peut atténuer le sentiment de solitude qui accompagne souvent l’anxiété.
Prenez conseil
Si la situation vous semble trop difficile, n’hésitez pas à demander du soutien professionnel. Un conseiller peut vous aider à modifier votre perspective, à adopter des stratégies d’adaptation saines et à reconnaître vos déclencheurs d’anxiété.
Si vous éprouvez des problèmes d’anxiété liée à la guerre ou à d’autres actualités des conflits mondiaux qui sévissent dans le monde, contactez-nous. Nous pouvons vous offrir le soutien dont vous avez besoin pour vous orienter.
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